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La Marqueterie est l’art et la manière
d’appliquer une peau à une surface.

Exposition au Musée du bois de Revel

Ce décor est réalisé avec des placages découpés suivant un modèle ou dessin.

Une fois la marqueterie réalisée, elle est collée sur toute sorte de support : meuble, coffret, boiserie ou tableau. Les motifs obtenus peuvent être abstraits ou figuratifs. En composant seulement avec le sens (ou fil) du bois, le marqueteur crée des motifs géométriques – on parle alors de frisage.

La marqueterie et son histoire

Dans l’antiquité, la marqueterie est utilisée sous forme d’incrustation. La technique consiste à creuser une cavité dans le bois pour y placer une autre essence de bois contrastée ou des morceaux d’une autre matière, comme l’os, l’ivoire, la corne, la pierre, etc… 

Au XIVème siècle les Italiens redécouvrent cette technique et en habillent leurs mobiliers ou leurs murs. La marqueterie atteint son apogée aux XVIIème et XVIIIème siècles. La marqueterie est délaissée jusqu’à la fin du XIXème siècle, période où les arts décoratifs lui laisse une place importante en pleine époque de l’Art Nouveau et l’Art Déco.

Outils anciens en bois au Musée de Revel
Histoire de la marqueterie de Revel

L’Antiquité et le Moyen Âge

C’est en Asie Mineure que l’on retrouve les premières traces de marqueterie. La technique est pratiquée notamment par les Egyptiens qui incrustent de l’ivoire ou des pierres précieuses dans le mobilier. 

Cette technique, se diffuse dans tout le monde antique, et s’estompera avec le déclin de l’Empire Romain. Au Moyen-Âge, Venise et Byzance sont les principaux centres de production. Elles exportent en Occident des objets de luxe aux motifs géométriques, obtenus grâce à l’incrustation d’os, d’ivoire ou de nacre dans du bois.

La Renaissance

C’est en Italie que l’origine des arts décoratifs se retrouve. Des écoles d’arts fleurissent à Venise, Sienne et Florence.

La marqueterie commence à se distinguer. Les Florentins sont les premiers à découper de fines feuilles de bois à l’aide d’un bocfil (petite scie), et à développer une technique pour recouvrir le mobilier. La marqueterie arrive en France avec le goût prononcé pour les arts de François Ier. Son règne est propice à l’essor des arts et des lettres, ainsi que des métiers et techniques nécessaires à leurs réalisations..

Instruments de musiques au Musée du bois de Revel
Bouquet gravé sur une planche ne bois

Le XVIIème siècle

C’est au Pays-Bas, que la marqueterie connaît un nouvel essor, et influence la mode Française. Grâce aux compétences présentes dans le royaume, Colbert réunit aux Gobelins beaucoup de marqueteurs, parmi lesquels Jacques Sommer et le Hollandais Pierre Golle. 

Tous deux reprennent une technique italienne la “Tarsia Incastro”. André Charles Boulle remet au goût du jour cette technique en utilisant des matériaux tels que la nacre, l’écaille de tortue, le cuivre ou l’étain.

Du XVIIIème à nos jours

Au début du XVIIIème siècle, la marqueterie française s’efface au profit de la laque et des vernis, avant de produire quelques-unes de ses plus belles réalisations grâce à Charles Cressent, Jean-François Œben et Jean-Henri Riesener. A la faveur des échanges commerciaux, plus de cinquante variétés d’essences exotiques et quarante essences indigènes sont disponibles en 1770. La marqueterie perd de son importance sous l’Empire et la Restauration, mais connaît un regain de faveur et un perfectionnement technique sous Napoléon III.

Au tournant du XIXème siècle, la flore inspire les créateurs de l’école de Nancy, Emile Gallé et Louis Majorelle, puis se prête aux stylisations rigoureuses de Jacques-Émile Ruhlmann au milieu des années 1920. Depuis, le décor marqueté a bénéficié des innovations et progrès techniques, comme la perce de Georges Vriz ou les machines laser.

Oeuvre en bois au Musée du bois de Revel